- 6 -  posté le lundi 17 mars 2008 17:30

 

 



Callum

    La porte s'ouvrit. Je me doutais déjà de l'indentité de la personne qui l'avait poussée, mais je n'aurais jamais imaginé à quel point le bonheur qui m'envahit en voyant ma sœur debout devant moi serait immense. Je remarquai très vite les larmes qui lui montèrent aux yeux à l'instant où elle posa ses yeux sur moi. Des larmes de joie et de soulagement. Elle se précipita à mes côtés et posa sa main douce sur mon bras.
    - J'ai eu si peur, murmura-t-elle avant de déverser un flot de larmes d'émotion.

 



    Elle se pencha vers moi, et passa ses bras autour de mon cou avant de me serrer contre elle. Sentir son doux parfum me rassura. Je l'aimais plus qu'elle ne le pensait, et plus que je n'avais jamais su l'admettre. J'aurais voulu lui dire, mais ce n'était pas vraiment mon genre, ce genre de démonstration d'amour fraternel. Je me contentai de fermer les yeux, et de laisser les deux extrémités de mes lèvres s'élever pour afficher un sourire. Ce câlin était si agréable...
    Une fois qu'elle eut dégagé son étreinte affective, je repris une expression sérieuse, la regardai et lui demandai :
    - Qu'est-il arrivé aux autres ?

 



    Son sourire s'effaça de son visage. Elle passa brièvement sa main sur chacune de ses joues afin d'effacer ses larmes de bonheur. Sa réaction prouvait que les nouvelles n'étaient pas bonnes. Après réflexion, elle prit une grande inspiration avant de m'annoncer :
    - Matt n'a pas survécu. Je n'ai pas encore de nouvelles des autres, mais ils sont aussi dans un état critique.

 

 



    Je ne pensais pas que les choses prendraient de telles proportions. Je ne croyais pas que cette histoire irait aussi loin. J'avais sous-estimé la gravité de cet accident. « Matt n'a pas surévcu »... Ces mots se baladaient dans mes pensées et prenaient presque toute la place. Matt...

 



    Une infirmière entra dans la pièce, me coupant ainsi dans mes pensées, et s'adressa à Milly.
    - Mademoiselle Padwell ?
    - Oui, c'est moi, répondit ma sœur.
    - Vous êtes bien la fiancée de Samuel Johnstone ? poursuivit l'infirmière.
    - Oui, c'est moi, répéta Milly, de plus en plus anxieuse.
    - Les choses ont changé, acheva finalement l'infirmière.

 

 


 

 

Voilà pour cette première mise à jour ! {#}

J'espère que cet avant-goût de l'histoire vous a donné envie de revenir ! 

Je sais que cette màj est très courte, et j'en suis désolée, mais bon, je vais tenter de publier la prochaine rapidement !

Sur ce, bisous ! {#}



P.S : Ah j'ai oublié de préciser... {#}

Avec Lilie et Chocolate, nous avons créé un Fan-Club d'Andreas de ST, et un autre de Miza ! {#} (eh oui, on les aime leurs magnifiques Sims {#} Matthew est à moi ! {#})

Les liens : Love-Andreas-ST

Love-Mizanam

 

{#}

 

 

lien permanent

- 7 -  posté le dimanche 13 avril 2008 22:02




Nia

 

      Le néant... Le néant... Le néant...
    Puis la vie. Je revins à la vie. J'émergeai de mon sommeil. Non, c'était plus qu'un simple sommeil. J'avais été plongée dans le coma. Mais quel était l'événement qui m'avait entraînée dans cet état d'inconscience totale ? Je n'en savais rien.





    J'ouvris les yeux. Du moins, je tentai de la faire. La lumière aveuglante de l'environnement inhabituel dans lequel je venais juste de retrouver connaissance m'éblouit. Je clignai donc ainsi les yeux plusieurs fois avant d'apercevoir vaguement le visage d'une personne qui ne m'était pas inconnue : ma mère. Dès qu'elle réalisa que mon réveil n'était pas une hallucination due à la fatigue ou à l'espoir débordant, elle poussa un soupir de soulagement furtif suivi d'un appel aux infirmières. Les larmes débordèrent alors de ses yeux et s'écoulèrent telles de petites perles le long de ses joues au teint si foncé dont j'avais hérité. Elle était dans un état d'émotion et d'allégresse intensément extrêmes. Une fois la période d'adaptation à la lumière fut passée, je fus parfaitement capable de distinguer les traits de ma mère que je trouvais si beaux me murmurer des paroles empruntes de jubilation :
    - Ma chérie, répétait-elle, mon amour ! Ma fille ! Seigneur, j'ai eu tellement peur !





    Je n'esquissai aucun mouvement, et m'imprégnai un maximum de l'étreinte si agréable de ma mère. Son odeur maternelle et douce ma rassurait depuis toujours. J'avais toujours pensé qu'il était impossible de trouver une mère sur cette Terre qui soit aussi merveilleuse, douce et compétente dans le métier de parent que ma mère. Elle avait su se montrer à la fois ferme et protectrice, et d'un autre côté elle avait su remplir à la perfection le rôle d'amie à mon égard. J'étais sa seule fille, son seul enfant. Telle était sans doute la source de tout cet amour qu'elle ne savait canaliser qu'en moi. 

    J'aurais aimé faire durer cet instant si précieux et intime pour toute l'éternité, mais c'était malheureusement impossible. Une question trottinait inlassablement dans mes pensées confuses et agaçait ma conscience. Je n'attendis pas plus pour la communiquer à ma mère :
    - Que s'est-il passé ?





    Ma mère prit une longue inspiration. Je devinai dans son regard qu'elle aussi aurait préféré que notre câlin ne cesse pas. Elle me regarda d'un regard calculateur et observa mon visage durant plusieurs secondes. Je ne comprenais pas vraiment cet inspection soudaine ; elle avait probablement passé toutes les heures qui avaient précédé mon réveil à m'observer dans mon sommeil profond. Elle brisa soudain ce silence gêné et m'annonça :
    - Tes amis et toi avez eu un accident de voiture. Matt était au volant, et il avait manifestement trop bu avant de conduire... Milly s'en est sortie sans rien, mais Matt est mort. Je n'ai pas encore de nouvelles des autres... Mis à part Callum... Il est sain et sauf, seulement, il est paralysé. Il va donc devoir rester en fauteuil roulant, mais les médecins ne perdent pas espoir et affirment qu'il a de grandes chances de remarcher un jour.

 

 

 

lien permanent

- 8 -  posté le dimanche 13 avril 2008 22:07

 




    C'était certain, mon réveil n'était vraiment pas la chose la plus judicieuse que j'avais entreprise ces dernières heures... Ma mère avait répondu aux multiples questions qui assaillaient mon esprit sans que j'ai eu besoin de les lui poser. Mais il m'était impossible d'accepter cette réalité qui venait de me frapper de plein fouet.
    Matt... Mort...
    Callum... Paralysé...

 

    Callum n'était pas seulement un ami à mes yeux. Nous sortions ensemble depuis plus d'un an. Et sans lui, je serais probablement au fond du gouffre à cette heure. Il avait su me redresser et me soutenir pour que plus jamais je ne retombe dans la misère.

 

 

Flash-Back

 

 


    C'était un an et quatre mois auparavant. Il était tard, la nuit était déjà tombée depuis plusieurs minutes, et le temps pluvieux alourdissait encore davantage le dramatisme de le situation. J'étais assise sur les marches de l'immeuble dans lequel je vivais avec ma mère, et des larmes de détresse et de désespoir déferlaient sans lassitude le long de mes joues. Mes pensées si confuses furent soudainement interrompues par la vision de Callum marchant par cette rue. Il y avait de quoi s'interroger : Callum et sa sœur étaient, contrairement à moi, issus d'une famille londonienne aisée. Voilà ce qui expliquait mon étonnement lorsque je le vis déambuler à travers ces rues de quartiers défavorisés, et en l'absence de sa belle voiture qui plus est.

 

 

 

 


    Lorsqu'il me vit dans cet état de désespoir total, il sembla surpris. Il s'approcha de moi, et me dit :
    « Nia, tu vas bien ? »

 

 

 

 


    Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques centimètres de moi, il s'accroupit en face de moi, et constata, sans que j'eus besoin de répondre à sa question, que je n'allais pas bien du tout. A partir de cet instant, il ne dit plus rien. Il se contenta de serrer ma main dans la sienne, et de me relever. Lorsque nous fûmes debout, l'un en face de l'autre, seuls quelques centimètres séparaient nos corps, mais ils eurent vite fait de s'envoler. Callum posa ses mains dans mon dos, et me serra doucement contre lui. J'humai son parfum viril et rassurant avec plaisir. Puis nous marchâmes jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche pour rentrer chez lui. Sans un mot.

 

 

 

lien permanent

- 9 -  posté le lundi 14 avril 2008 13:46

 

 

 


    Environ une heure plus tard, nous franchissions tous deux le seuil de la porte d'entrée de son logement qu'il partageait avec Matt et Jude.
    « Matt et Jude sont allés à une soirée, ils rentreront probablement demain matin, tu les connais, me dit-il, brisant ainsi le silence qui nous séparait depuis longtemps.
      - Oui, j'imagine, répondis-je, un peu gênée.
    - Tu as faim ? m'interrogea Callum après avoir posé sur mon visage un regard intense et insistant. Je vais faire des pâtes, poursuivit-il avant même que je réponde à sa question.

 

 

 

 


    Quelques minutes plus tard, nous étions assis l'un en face de l'autre à la table qui dominait la pièce.
    - Tu peux prendre mon lit, si tu veux, je prendrai le canapé ou le lit de Matt si ils ne rentrent pas, me proposa-t-il, en tout bien tout honneur.
    J'aquiesçai par un signe de tête accompagné par un sourire forcé et gêné. Et le silence se réinstalla. Un silence pesant et embarrassant.

    Sans que j'y sois véritablement pour quelque chose, mon regard se plongea dans les yeux de Callum. Je n'avais jusqu'alors jamais remarqué cette vertu si généreuse chez lui. Il avait prouvé ce soir à quel point son hospitalisté et sa gentillesse étaient des qualités dont il était largement pourvu. Et à présent que je me sentais en confiance totale en sa compagnie, je décidai de lui raconter ce qui m'arrivait.

 

 

 

 


    - Ma mère n'a pas eu les moyens de payer le loyer ces trois derniers mois, commençai-je. Aujourd'hui, le propriétaire nous a mis à la porte. Ma mère ne savait pas quoi faire, et elle s'est rendu compte que la dernière solution qui s'offrait à nous était la proposition que nous avait fait notre ancienne patronne : l'accompagner en Amérique pour lui offrir nos services. Etant donné qu'elle a promis de couvrir de ses propres frais logement et tout ce qui s'en suit, ma mère l'a contactée il y a quelques heures. Mais je ne veux pas quitter Londres, tu comprends ? Ici, j'ai commencé mes études, je ne peux pas tout abandonner, tu sais que j'ai travaillé dur pour pouvoir m'offir les moyens de me payer mes études, mais là, je ne pourrai pas me prendre en charge à part entière... Avec le loyer, je ne vais pas m'en sortir, la seule solution qu'il me reste est l'Amérique...

 

 

 

 


    Callum considéra un instant mes paroles, puis après réflexion, déclara :
    - Ecoute, c'est une grande maison ici, on a largement la place pour t'accueillir avec nous.

 

 

 

lien permanent

- 10 -  posté le lundi 14 avril 2008 13:51

 

 

 

    Dans mon for intérieur, j'avais sans doute espéré que Callum déclare cela. Mais je n'aurais jamais cru possible une telle chose.
    Je quittai un instant mon plat de pâtes à la bolognaise pour m'avancer vers Callum, qui se leva à son tour devinant que j'allais lui faire un câlin de remerciement. Blottie contre lui, je me sentais tellement bien, tellement en sécurité. La suite se passa de mots. J'étais si bien dans ses bras et je lui étais tellement reconnaissante que je soulevai mon menton de son épaule, et dirigeai mon visage vers le sien. Je fermai les yeux, puis lentement, collai mes lèvres contre les siennes. Je profitais pleinement de ce moment d'euphorie et d'intimité lorsque je sentis que Callum s'éloignait de moi avec tendresse mais fermeté.
    - Excuse-moi, murmura-t-il, mais je ne voudrais pas profiter de ton chagrin pour me retrouver au lit avec toi, ce serait vraiment salaud de ma part.

 

 

 

 


    Je jugeai alors que c'était le bon moment de lui avouer ce que j'avais sur le cœur :
    - Callum, mon chagrin a de fortes chances de s'amplifier si tu me rejettes, ce soir. Milly m'a confié que tu avais l'impression de ressentir quelque chose pour moi, si c'est de l'amour, je n'en sais rien, mais ce dont je suis sûre, c'est qu'il ne faut pas que tu me repousses ce soir... S'il te plaît...

 

 

 

 


    Callum me regarda, et me reprit dans ses bras afin de prolonger notre baiser. Nous continuâmes nos baisers et étreintes langoureux dans sa chambre. Et le canapé resta vide toute la nuit.

 

 

 

lien permanent